Comment utiliser un hachoir à viande ?

On vous l’accorde, un bon plat commence rarement par un hachoir. Pourtant, que vous cuisiniez chez vous, derrière l’étal d’une boucherie ou aux fourneaux d’un restaurant, la texture d’une farce, d’un tartare ou d’une chair à saucisse se joue en grande partie sur la machine que vous avez sous la main. Un couteau fait le travail, un bon hachoir le fait mieux, plus vite et surtout de façon régulière. Reste une question toute bête : comment utiliser un hachoir à viande sans le brusquer ni rater la finition ? On vous déroule les usages, de la viande aux fruits à coque, avec les gestes qui font la différence.

Comment utiliser un hachoir à viande ?

Comment utiliser un hachoir à viande ?

Hacher la viande et le poisson : les bons réflexes

Son nom ne ment pas : l’appareil est pensé d’abord pour la chair. Il réduit en un instant les morceaux que vous lui donnez, et le poisson passe tout aussi bien, à condition de retirer un maximum d’arêtes au préalable. Le point de départ ne change pas : découpez la viande ou le poisson en lanières ou en cubes de 3 à 4 cm, assez petits pour entrer sans forcer dans la cheminée d’alimentation.

Deux réglages font toute la texture. D’abord la grille : une grille à gros trous (autour de 8 mm) donne une farce à bourguignon ou à merguez, une grille fine (4 mm) part vers le pâté et la terrine. Ensuite la température : une viande bien froide, sortie du réfrigérateur au dernier moment, se coupe net au lieu de « chauffer » et de coller au vis sans fin. Un détail de terrain qui change tout, surtout sur les viandes grasses.

Ensuite, laissez faire la machine. Poussez avec le poussoir fourni, jamais avec les doigts, et récupérez le haché dans un bol placé sous la sortie. Si la texture bave ou s’étire, c’est souvent le signe d’une lame émoussée ou d’une viande trop tiède : on rectifie l’un ou l’autre, rarement les deux en même temps.

Herbes aromatiques et salades : broyer sans les brûler

Persil, basilic, coriandre, jeunes pousses de salade : ces feuilles apportent parfum et fraîcheur, à condition de ne pas les réduire en purée grise. Le hachoir fait le travail en quelques secondes, mais elles n’aiment pas tourner longtemps. Placez les feuilles avec un filet d’huile d’olive qui les enrobe et évite qu’elles ne noircissent, ajoutez une pincée de sel, et pour une note méditerranéenne, une gousse d’ail suffit. Un pulse court, on vérifie, on relance si besoin : mieux vaut deux passages brefs qu’un long qui écrase tout.

Légumes, condiments et fruits à coque

On l’oublie vite, mais un hachoir à viande ne se limite pas à la viande. Les légumes et les condiments y trouvent aussi leur compte. Vous pouvez préparer toutes sortes de tartares végétaux (aubergine grillée, chou-fleur, courgette cuite) ou monter des purées de condiments comme l’ail ou l’oignon, sans sortir trois ustensiles.

Pour les fruits à coque, la logique diffère un peu : noix, noisettes et amandes se travaillent en petite quantité, car ils sont riches (une poignée de 30 g de noix tourne déjà autour de 200 kcal), et la finition dépend de la grille. Passez-les par petites poignées pour ne pas noyer la vis, et rassurez-vous sur les coques un peu dures : la lame et la puissance de l’appareil en viennent à bout et vous ressortez une poudre régulière, prête à parfumer un dessert ou à lier une sauce.